mardi 4 mai 2010

CH: ENCORE PLUS LAID DANS LA VICTOIRE QUE DANS LA DÉFAITE, CE SERAIT PLUS BEAU DANS LE JELLO !


On aurait dû s'en douter... Pour espérer gagner en séries éliminatoires, le torCHon devait trouver une stratégie, un style de jeu, un remède anti-médiocrité pouvant compenser le manque de talent et de robustesse de leurs joueurs-plombiers. La solution à leurs problèmes : l'anti-hockey qui leur a permis de gagner leur dernière Coupe Stanley, il y a dix-sept ans (un record de merde pour eux, puisque jamais auparavant, au cours de leur histoire maintenant centenaire, ils n'avaient été plus que 7 ou 8 ans sans gagner le précieux chaudron argenté). Un style de jeu hermétique, genre trappe à rats ou carapace de tortue, que la NHL a pourtant voulu faire disparaître, surtout depuis le lock-out de 2003, afin de rendre leur produit plus attrayant pour les consommateurs-spectateurs ou téléspectateurs. Surtout avec Gary Bettman comme président, lui qui est obsédé par l'idée de populariser notre sport national aux States, afin qu'il dépasse le bowling, le curling, le frisbee, la lutte dans le Jello (photo ci-haut) ou la course au coCHon graissé (en vedette Alex Perron ci-dessous, au Festival du coCHon de Sainte-Perpétue).

Remarquez, que ces "sports" de "truies" dans le Jello et de cochons dans la marde, se rapprochent énormément de l'anti-hockey pratiqué jusqu'à l'écoeurement par le CH ces jours-ci. De quoi donner des boutons purulents, provoquer des diarrhées tonitruantes et causer des nausées suffoquantes aux amateurs de hockey autres que les fefans du torCHon, qui, eux, en redemandent, du moment que leurs favoris triomphent, même si c'est de façon honteuse et affreusement laide. Une torture de platitude comparée au jeu captivant des autres séries Stanley.



De l'exemple de la course au cochon graissé, le maître-stratège des Caca, Jacques "oreilles de porc" Martin a compris que pour réussir à neutraliser les adversaires, il faut les cerner dans le coin et se saisir d'eux (comme nos cochons dans la mare) s'ils essaient d'en sortir. À ce moment-là, ce sont les leçons et les tactiques de la lutte dans le Jello qu'il faut adopter. Mais contrairement aux plombiers de la vraie vie, qui sont payés pour déboucher des tuyaux, les plombiers de luxe des Caca sont payés pour boucher, de façon étanche, les trous dans la couverture défensive.



Avec la complicité des arbitres, qui ferment les yeux, les défenseurs moins costauds des Cannes à CHiens se pendent et se suspendent littéralement aux opposants qui osent entrer dans l'enclave. Les arrières moronréalaids plus gros et plus grands y vont de toute la panoplie des prises de lutte : prise de l'ours ou du grappin, body slam ou planchette japonaise, clés de bras ou de jambe. Hal Gill est, quant à lui, la force d'inertie la plus efficace qui soit. Comme un nageur peu habile et peu mobile, il se contente de faire la planche en s'étendant devant son but, du long de ses 6'7" et du poids de ses 275 livres de boeuf avarié. Entre les deux poteaux de sa cage et entre deux ou trois autres CHieux qui gardent la forteresse avec lui, Jaroslav Halak n'a pas de mal à repousser les lancers de loin qui réussissent à se frayer un chemin jusqu'à lui, à travers l'amoncellement de corps et de bâtons qui bloque autant de tirs que lui.

Et si, à titre de joueur, ce simulacre de hockey, qui dure les ¾ du match, vous rebute autant qu'il écoeure les spectateurs, vous faites comme Andrei Markov, le "softie fakeux" des Canailliens. Pour vous soustraire à ces éreintants matchs de "catch" (mélange de lutte ou de boxe), vous guettez le moment favorable pour vous faire blesser. Vous attendez qu'un joueur-cochon (bin oui, comme au Festival du coCHon de Ste-Perpétue) vous donne une petite poussée. Et alors, vous mettez toute la gomme, vous remplissez votre hot dog avec tous les condiments possibles et imaginables, vous vous donnez un "swing" en garrochant vos gants, votre bâton, votre casque et votre dentier dans les airs. Et puis vous tombez comme une poCHe de patates ou comme un pantin dont on aurait coupé les ficelles : un bras d'un bord, une jambe de l'autre, le jackstrap par-dessus bord. Et vous criez comme un porc qu'on égorge ou qu'on saigne. Avec force grimaces et tortillements. Vous vous faites évacuer hors de la patinoire sur une seule jambe, avec l'aide de coéquipiers. Feluette, femmelette, douillette, vous montrez que vous êtes à l'agonie, et hop ! Bienvenue les vacances, adieu les corvées !

Puis, une fois les projecteurs et les témoins hors de vue, vous vous réjouissez de pouvoir ainsi échapper à ce hockey dit "de la sangsue" qui se colle à ses victimes; du hockey du retour à la grande noirceur (sous la carapace de la tortue ou sous le système défensif parapluie qui couvre le devant du but et l'enclave); du hockey de l'aspirateur puissant qui va nettoyer les coins de patinoire; du hockey éteignoir genre carcan ou veste anti-balles qui frustre l'adversaire; du hockey prise du sommeil qui endort l'opposant; du hockey cinglant style "pushing and grabbing" qui épuise vos vis-à-vis; du hockey mélasse ou "Krazy Glue" qui paralyse l'ennemi, du hockey anaconda ou pieuvre qui enlace le Ovechkin, le Crosby ou le Malkin et qui les les étouffe, les asphyxie ou les fait périr par strangulation; le hockey camisole de force qui convient si bien aux fefans bipolaires en rut.

Ce lassant spectacle, cet anti-hockey nocif, pourrait être divertissant, et même drôle à en pisser dans nos culottes, s'il ne manquait pas les ingrédients qui contribuent autant à rendre hilarant la lutte dans le jello et la course au cochon graissé. Il suffirait d'étendre du jello, du fumier ou de la bouette devant et autour du but des CHieux, et de laisser les joueurs se débattre et faire des fous d'eux là-dedans. Là on en aurait pour notre argent...

samedi 27 mars 2010

CITRON, NAVET ET ROND DE POÊLE : POURRIS TOUJOURS LES CANACHIENS...

Notre Infoman national, Jean-René Dufort, est-il un partisan du torCHon ? Ça expliquerait peut-être pourquoi il n'a pas décerné de "Prix Aurore" ou de trophée "Rond de poêle" au film POUR TOUJOURS LES CANADIENS, lors de son gala visant à railler les pires navets du cinéma québécois, jeudi dernier, sur les ondes de Radio-Canada. À moins qu'il ait jugé trop insignifiant pour s'y attarder, ce publireportage bâclé pour souligner le centenaire des CHieux...

C'est vrai que ce semblant de film raté, réalisé par Sylvain Archambault, a fait l'unanimité contre lui. Une histoire cousue de fil blanc qui ressemble à un soufflé (pâte, gâteau) qui ne lève pas; avec l'inévitable recours aux vieux "Habs Been" du passé (genre Jean Béliveau) pour sauver la mise, avec comme glaçage le jeu peu convaincant et pas du tout naturel des comédiens.

Le pire, dans cette déconfiture lamentable, c'est la tentative de manipulation que les promoteurs du film ont faite en publiant dans les journaux des annonces truffées de commentaires élogieux de fefans, écrits sur des sites internet bidons, sans aucune crédibilité. On a souvent recours à ce procédé pour attirer la clientèle dans les salles de cinéma, mais, d'habitude, on se sert des extraits de critiques de vrais journalistes travaillant pour de grands quotidiens ou des revues spécialisées. Comme les critiques étaient mauvaises, les publicistes de POUR TOUJOURS LES CANADIENS (voir photo ci-dessous) ont trouvé une alternative en se rabattant sur des témoignages de fefans écrivant sous des pseudonymes dans des forums de sites d'amateurs de cinéma. Ayoye ! Ça fait dur pas à peu près. À l'image du torCHon quoi !

À l'occasion de la récente sortie du film en version DVD, les pauvres artisans de POURRIS TOUJOURS LES CANACHIENS ont reçu une autre volée de bois vert. Car, on le devine aisément, la version pour petit écran est aussi navrante que celle qui a encombré inutilement les grands écrans des salles de projection pour grand public. D'ailleurs, voici ce qu'avait à écrire le critique de cinéma du journal LE SOLEIL, Normand Provencher, au sujet du navet composé pour mousser le fond de commerce des Molson dans le cadre des célébrations entourant le centenaire des CHaudrons :

«Hommage au centenaire du CH, ce publireportage à petite sauce dramatique s'avère un film dépourvu d'âme et de personnalité, politiquement correct jusqu'au bout de la palette. Ce chassé-croisé de situations larmoyantes et de documents d'archives cherchant à séduire à la fois les âmes sensibles et les fans de hockey, finit par compter dans son propre but.»

Ouin... un peu comme le grand fanal de Ryan O'Byrne qui a scoré dans son net l'an passé. Cou don, a-t-il marqué un vrai but POUR son équipe depuis ce temps-là ? Aussi bon scoreur que batailleur ça a l'air... Un citron sur, bin sur, acide, sur l'acide...

mardi 9 mars 2010

1995 : LE NON DE PARIZEAU AUX NORDIQUES A-T-IL CHANGÉ LE DESTIN DU QUÉBEC ?


Peu de temps avant le référendum de 1995 sur la souveraineté du Québec, le Premier Ministre du Canada, Jean Chrétien, avait réuni son cabinet à Ottawa pour faire le point sur le rapport de force entre les tenants du "oui" et ceux du "non". Les sondages des fédéralistes et les "pointages" des souverainistes concordaient et établissaient le "oui" gagnant, par une marge pas très confortable, mais sans équivoque. Pour Chrétien, l'ancien lieutenant de Pierre E. Trudeau, un vétéran qui connaissait le "tabac" ou la "game", qui avait livré tant de combats électoraux, qui était toujours confiant de vaincre ses adversaires, qui était en quelque sorte un "vieux singe" à qui on n'avait pas à apprendre à faire des grimaces, le Canada était foutu... La perspective atroce d'être celui qui serait pointé du doigt par les historiens pour avoir été "le" principal responsable de la "cassure" du pays rendait le p'tit gars de Shawinigan malheureux au plus haut point. Ce jour-là, ses ministres assistèrent à une scène qu'ils ne croyaient pas possible de la part du combatif et énergique leader canadien. Désespéré, désemparé, leur chef fondit en larmes devant leurs yeux effarés... Tout semblait perdu pour le camp du "non"...

On connaît la suite des événements : le "non" gagna pas une très faible majorité. Il aurait suffit que 25 000 personnes changent leur vote pour que la victoire bascule dans le camp du "oui", pavant ainsi la voie à la séparation du Québec d'avec le Canada. Le Premier Ministre du Québec, Jacques Parizeau, imputa la défaite de ses troupes à "l'argent et au vote ethnique". Faisant le post mortem de la campagne référendaire après l'analyse approfondie de tous les résultats, les stratèges péquistes découvrirent cependant la véritable cause de l'échec imprévu de cette lutte serrée. Que le vote ethnique soit allé du côté du "non", il n'y avait guère de surprise là-dedans. C'était acquis, cela allait de soi. Le désenchantement venait plutôt de la majorité plus courte que prévue du "oui" dans le bastion francophone de Québec, la Capitale Nationale. Contrairement à tous les sondages pré-référendaires, le vote des Québécois pour le "oui" ne fut pas assez vigoureux et constitua en fait, le facteur décisif dans la sauvegarde du Canada.

De là la question cruciale qui a changé le destin de tout un peuple : qu'est-ce qui s'est passé à Québec pour que la population modifie son vote ? Un étudiant de l'Université Laval, en histoire, propose une réponse assez étonnante mais difficile à prouver. Steve Lasorsa, un montréalais de 25 ans, partisan avoué du Canadien de Montréal, prétend en effet que, quelques mois avant le référendum, le refus du gouvernement Parizeau d'aider financièrement les Nordiques de Québec à sauver leur franchise, (ce qui a causé leur déménagement au Colorado), a pu avoir un effet sur les résultats de l'importante consultation populaire d'octobre 1995. Lasorsa écrit son mémoire de maîtrise sur la rivalité Canadien/Nordiques qui a enflammé le Québec de 1979 (juste avant le 1er référendum sur la souveraineté du Québec) à 1995 (au moment du deuxième référendum).


Entre ces deux dates "historiques" les souverainistes en étaient venus à sympathiser avec l'équipe de hockey de Québec, non seulement à cause de son bel uniforme fleurdelysé, mais parce que, contrairement au Canadien, identifié à l'establishment anglais des Molson, les Nordiques affichaient un "visage" beaucoup plus francophone dans leurs valeurs, dans leur direction et dans le nombre plus élevé de joueurs québécois. Pour résumer à outrance leur vision, c'était les "rouges" britanniques (CH) contre les "bleus" de la mère patrie. Est-ce qu'il se peut qu'un assez grand nombre de souverainistes "nordiques", déçus de l'abandon du club de Québec par le très montréalais gouvernement Parizeau, aient décidé de se venger en votant pour le "non" ou en s'abstenant de choisir le camp du "oui" lors du référendum qui survenait presque en même temps que la perte de leur club de hockey favori ? Sachant l'importance que l'on accorde ici au hockey, ce n'est pas une thèse impossible. Cela expliquerait peut-être aussi partiellement le fameux "mystère Québec". Depuis 1995, en effet, les péquistes n'ont plus la faveur des électeurs de la vieille capitale... Selon l'élève Lasorsa :

«Il faut se souvenir que les gens de Québec ont voté moins fort pour le OUI que le Parti Québécois ne l'avait prévu et que, quelques mois avant le référendum, Marcel Aubut avait essuyé un refus après avoir demandé l'aide du premier ministre péquiste Jacques Parizeau pour sauver les Nordiques. Si M. Parizeau avait sauvé les Nordiques, ça aurait sûrement envoyé un message puissant et, qui sait, le résultat du référendum aurait peut-être été différent !»

Il est facile et amusant de faire des suppositions et de tenter de réécrire l'Histoire. Mais c'est également assez futile. Qui sait si ce qu'avance Lasorsa est vraiment raisonnable ? Cela a au moins le mérite d'être passionnant. Le départ des Nordiques a-t-il changé le destin d'un peuple ? Difficile à dire... Chose certaine, les vrais partisans des Fleurdelysés, eux, n'ont pas changé : ils ont toujours le torCHon dans le cul... À jamais !