Le 16 mars dernier, on a souligné le 30e anniversaire de l'ouverture du Centre Bell (originalement Centre Molson) à Montréal. Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts et plusieurs événements importants ont marqué l'histoire de cet amphithéâtre de 21 360 sièges, qui demeure le plus vaste parmi tous les arénas de hockey en Amérique du Nord.
Bâti entre 1993 et 1996, le Centre Molson a coûté 265 millions de dollars (terrain inclus + aménagements) et il a été rénové en 2015, avec une facture de 100 millions de dollars, pour moderniser l'intérieur, et améliorer l'expérience des spectateurs. En 2024, le président du CH, Geoff Molson, l'a réhypothéqué pour 600 millions de dollars. Il s'agit d'investissements d'argent du secteur privé, sans subventions publiques ou gouvernementales.
En 1993, alors que débute sa construction, le Canadien de Montréal vient de remporter sa dernière Coupe Stanley, mais le contexte de la LNH exige une hausse des revenus pour les équipes, car les salaires des joueurs connaissent une augmentation importante.
Le vieux Forum de Montréal, l'ancien domicile du tricolore, qui date de 1924, est devenu vétuste et ne répond plus aux normes et aux exigences du plus grand circuit de hockey professionnel au monde. La construction d'un édifice moderne avec des loges corporatives et des concessions, pouvant rapporter des revenus supplémentaires, s'impose.
Mais le Centre Molson a coûté cher aux propriétaires de la Sainte Flanelle. Les coûts d'exploitation ne cessent pas de croître. Les revenus des opérations hockey sont en dollars canadiens (la valeur du dollar canadien est faible à cette époque) et les salaires des joueurs sont payés en dollars américains.
Les relations entre la direction de la Ligue Nationale et l'Association des Joueurs sont difficiles et les risques d'un conflit majeur pointent à l'horizon (ce sera le fameux lock out de 2004).
Sur la patinoire, le club de hockey est en déclin et finit par rater les séries éliminatoires trois saisons de suite entre 1998 et 2001. Les assistances aux matchs locaux sont en baisse et les Molson perdent en moyenne 12 millions de dollars par année.
Autant du côté hockey, avec le départ précipité du gardien de buts étoile Patrick Roy, à la suite d'un conflit avec l'entraîneur Mario Tremblay, qu'au point de vue financier, dans le contexte du déménagement des Nordiques de Québec au Colorado, les signes d'une crise majeure cause de l'incertitude et des craintes chez les propriétaires du CH.
Au tournant du 3e millénaire, l’explosion de la bulle spéculative des « .com », aux États-Unis, entraîne une récession qui ne rassure en rien les dirigeants du Canadien.
Le climat économique maussade, le désir de recentrer les activités de Molson sur sa mission d'origine (la bière), et les mauvaises performances du club de hockey sur la glace, font en sorte que les propriétaires de l'entreprise décident de mettre en vente l'équipe et le Centre Molson.
C'est un choc pour Montréal, sa communauté, et les partisans de l'équipe, d'autant plus que la recherche d'investisseurs et d'acheteurs canadiens reste vaine.
Le gouvernement provincial doit s'en mêler et venir en aide aux Molson pour dénicher un acheteur. Ce sera l'Américain George Gillett. Celui-ci réalise l'acquisition du Centre Molson, et de 80% du club de hockey, pour environ 275 millions de dollars canadiens, avec le soutien du bras financier du gouvernement québécois, la Caisse de Dépôt et de Placement, qui lui consent un prêt très avantageux de 140 millions de dollars.
Molson conserve environ 20% du club de hockey, et le droit de reprendre les actifs vendus, si Gillett n'honore pas ses obligations financières et les conditions d'achat.
La même année, en 2001, sur la patinoire, le club tombe au plus bas avec une saison de 28 victoires, 40 défaites, 8 matchs nuls, et 6 défaites en prolongation, pour seulement 70 points, et un différentiel «buts pour versus buts contre» de -26. C'est la désolation à Montréal...
À suivre dans un prochain billet (partie 2) : le Centre Bell et les fefans du CH durant les années Gillett...
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Les fefans du Canadien se distinguent en n'ayant pas de classe ! En huant de jeunes prodiges qui renouvellent l'excellence de notre sport national lors de matchs au Centre Bell, ils prolongent une tradition déplorable qui fait honte aux vrais bons amateurs de hockey à travers le pays. C'est à lire et à voir sur mon blogue «JOURNAL INTIME D'UN ANTI-HABS EN FEU !» (https://journalintimedunantihabsenfeu.blogspot.com/2026/03/les-jeunes-schaefer-et-celebrini-hues.html).
D'autre part, sur mon site web «PROFESSION : FEMME DE PRO DU SPORT», le joueur de basketball Isaiah Hartenstein, des champions de la NBA, le Thunder d'Oklahoma, a vraiment tout pour lui : gloire sportive, fortune ($$$) et la plus belle des épouses de sportifs professionnels : la très charmante Kourtney Kellar, une «ex-ring girl» des combats d'arts martiaux mixtes. C'est à découvrir : (https://professionfemmedeprodusport.blogspot.com/2026/03/le-basketballeur-isaiah-hartenstein.html).
Parlant de "ring girls", je leur ai consacré un article très imagé sur mon blogue «TROP SEXY POUR LE SPORT». Prenez connaissance de mon palmarès des plus jolies filles de l'octogone de l'UFC. Ça vaut le détour ! (https://tropsexypourlesport.blogspot.com/2026/02/les-filles-de-loctogone-de-lufc-trop.html).



