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vendredi 19 novembre 2021

LES GRANDS CONNAISSEURS DU CH ET LEURS COMPARAISONS BOITEUSES !

Surévalués les joueurs du Canadien de Montréal ?  Plus gros que nature les porte-couleurs de la Sainte Flanelle ?  Mettez-en !  Que de comparaisons boiteuses et farfelues entre des «flops» du CH et des grands du hockey !  Et ce, par de pseudo-connaisseurs en matière d'évaluation de talent au hockey.

En voici d'autres exemples en plus de certains que j'ai déjà mis en évidence il y a quelques temps :

https://lantihabsillimite.blogspot.com/2021/02/suzuki-gretzky-drouin-lafleur-et-autres.html

1.   Claude Julien compare Artturi Lehkonen à Loui Eriksson.

Claude Julien, l'ancien entraîneur du Cacanadien et des Bruins de Boston, s'est fourré le doigt dans l'oeil jusqu'au coude, ce jour-là, lorsqu'il a aveuglément comparé Artturi Lehkonen à Loui Eriksson.  Le petit Finlandais, portant le numéro 62 chez les CHicolores, en est à sa 6e saison à Mourial.  Au moment d'écrire ces lignes, cet ailier gauche de 26 ans est toujours à la recherche de son premier but de la saison après 19 matchs.

En carrière, il a produit offensivement au faible rythme de 0,35 point par partie.  Rappelons que c'est un choix de 2e ronde du CH (55e au total) en 2013.  Il a dépassé le cap des 30 points une seule fois (31 points en 2018-19).


Pour sa part, Loui Eriksson, 36 ans, est en fin de carrière avec les Coyotes de l'Arizona.  Ce Suédois a aussi été un choix de 2e ronde par les Stars de Dallas, en 2003.  À sa 6e saison dans la LNH, il avait marqué 71 points (26 buts, 45 aides).  À sa 3e saison, il avait réussi 36 buts.  Au même moment que Lehkonen dans sa carrière (6e saison), Eriksson fonctionnait à plein régime, au rythme de 0,87 point par match (cumulatif de 0,72 point par match depuis sa première année dans la Ligue Nationale)...

Lehkonen ne peut même pas rêver à un tel niveau, et il va probablement finir sa carrière chez lui, en Finlande...

2.  Jesperi Kotkaniemi comparé à Ryan Getzlaf et Jean Béliveau.

Jesperi Kotkaniemi n'a pas fait de vieux os à MortYial avant de se retrouver en Caroline avec les Hurricanes.  À son premier camp d'entraînement avec les CHaudrons, après avoir été sélectionné en première ronde (3e choix au total) au repêchage de 2018, un de ses coéquipiers, le vétéran Andrew Shaw, le comparait déjà à Ryan Getzlaf.

Scotty Bowman, ancien coach du CH et l'entraîneur le plus victorieux de l'Histoire de la NHL avec 1 244 gains et neuf coupes Stanley, a comparé KK à nul autre que l'ancien capitaine des Glorieux : le grand Jean Béliveau !

Le jugement de Shaw était-il altéré par une autre de ses nombreuses commotions cérébrales ?  Bowman portait-il des lunettes mal ajustées lorsqu'il a vu le jeune Finlandais patiner à l'entraînement ?


À 21 ans, KK est encore très jeune.  À cet âge, Béliveau n'avait joué que cinq parties dans la LNH avec les Canailliens, mais il avait déjà sept points à sa fiche.  La saison suivante, il enregistrait 34 points en 44 parties, avant que sa production offensive explose à partir de sa première saison complète (plus de un point par match, en moyenne).

Quant à lui, Ryan Getzlaf, également un choix de première ronde (19e au total en 2003 par Anaheim) n'a pas tardé à s'affirmer avec les Ducks.  À 21 ans, après deux saisons, le joueur de centre natif de Régina revendiquait déjà 39 buts et 58 passes pour 97 points en 139 parties jouées (0,7 point par match).  Après 186 matchs, au même âge, KK montre un dossier de 24 buts, 41 aides, pour 65 points (0,35 point par partie, soit la moitié de Getzlaf).

Béliveau est au Temple de la Renommée du Hockey, et Getzlaf y sera assurément un jour.  Dans le cas de KK, ça regarde plutôt mal et il risque de rejoindre plus tôt que tard son compatriote Lehkonen dans une Ligue de leur pays natal.


Dans mon article précédent sur les comparaisons insensées concernant les joueurs surestimés des CHieux, j'ai mentionné Jonathan Drouin : comparé à Guy Lafleur et à Claude Giroux; et Nick Suzuki : comparé à Wayne Gretzky (par Jean-Charles Lajoie) et Patrice Bergeron (par Jonathan Drouin).

Récemment, l'ex-entraîneur des Nordiques de Québec, Michel Bergeron, en a rajouté en comparant Suzuki à Joe Sakic et à Steve Yzerman.  Bergy semble en fumer du bon ces temps-ci...  Sans doute pour soulager de sérieux maux de tête ou un début de sénilité...      

dimanche 2 février 2020

LE DÉCLIN DE L'EMPRISE DU CANADIEN ?


«Ma génération
Y'a plus d'histoire à raconter
Que des rêves à inventer
Sans illusion.»

Ma Génération, Luc de Larochellière.


Récemment, un sac sur la tête de la statue de Jean Béliveau près du Centre Bell (photo ci-dessus).  Un signal ?  Un symbole ?  Un ras-le-bol ?  Une manifestation de honte envers la décadence du club de hockey canadien ?

Vingt-sept ans après le dernier défilée de la Coupe Stanley à Montréal, les temps ont changé.  Le Canadien, à force de perdre et de décevoir ses partisans, n'est plus le synonyme d'excellence qu'il était jadis.  Il s'accroche encore à son passé glorieux, mais la jeune génération, qui, par définition, est composée de gens ayant 33 ans et moins, n'a jamais vu cette équipe gagner un championnat.

Certes, la stratégie de marketing du Groupe CH, basée sur la célébration d'anniversaires, comme le centenaire du club, (qui s'est étiré sur quatre ou cinq ans !), les vingt-cinq ans de la conquête d'une Coupe Stanley, ou, comme récemment, l'intronisation d'un ancien capitaine, Guy Carbonneau, au Temple de la Renommée du Hockey, fonctionne toujours, en faisant revivre le faste des années de prestige, même si celui-ci est terni depuis un bon bout de temps.


Le mois dernier, sur les ondes de RDS, l'expert en marketing, Ray Lalonde, qui a travaillé pour le CH pendant une dizaine d'année au début du présent siècle, affirmait que cette recette, consistant à miser sur l'ancienne aura du club pour captiver les partisans, ne marchera pas avec la nouvelle génération.

Selon Lalonde, qui compte plus de 30 ans d'expérience dans son domaine, pour attirer des supporteurs, il faut leur offrir de l'espoir.  L'espoir d'un club compétitif en échange de leur argent, de leur temps et de leur engagement.  Ça coûte très cher d'aller voir (le plus souvent perdre) le Canadien au Centre Bell.  Selon Ray Lalonde, la direction du CH a été, et est toujours, "agressive" en ce qui concerne les prix élevés pour les billets, le stationnement, la bière, les hot dogs et autres marchandises vendues à l'aréna.

Contrairement aux générations plus âgées, le Canadien n'est plus quelque chose de sacré ou de religieux; il n'est pas une source d'angoisse pour les plus jeunes.  Ces derniers, comparés à leurs aînés, n'ont pas autant cet attachement émotif au bleu, blanc, rouge.  Ils ont d'autres intérêts, notamment cette nouvelle passion pour les e-sports (électroniques), les jeux vidéos, ou autres formes de loisir reliées aux nouvelles technologies.


Les jeunes sont plus distants par rapport au Canadien.  Ils ne consomment pas le sport de la même façon que les plus vieux.  Ils peuvent faire plein de choses à part payer le gros prix pour aller voir le CH au Centre Bell.  S'ils aiment le hockey, parmi d'autres sports comme le soccer, le football ou le basket, le CH ne sera pas nécessairement leur club préféré.  N'ayant jamais vu Montréal comme un club champion, ils vont plutôt prendre pour une équipe plus excitante, avec des vedettes formidables.  Par exemple, plusieurs jeunes dans ma famille ont adopté les Pingouins de Pittsburgh, parce que c'est un club champion, avec des joueurs brillants, comme le centre Sydney Crosby.

Depuis Guy Lafleur, dans les lointaines années '70 et '80, le Canadien n'a pas eu ce genre de super star pouvant soulever la foule des partisans tricolores.  Le sac sur la tête de la statue de Jean Béliveau, c'est peut-être ça : si le gros Bill, l'ancienne gloire du club, était toujours vivant, il préférerait plutôt se voiler le visage plutôt que de voir la déchéance dans laquelle a sombré le CH.  Certains partisans ont honte pour lui.

Si, pour la jeune génération, le Canadien n'est pas une priorité absolue, il en va de même pour le Groupe CH, qui, depuis vingt ans, est devenu un conglomérat englobant la propriété du Centre Bell, de restaurants, d'immeubles à condos, d'un promoteur de spectacles et de concerts.  Pour le moment, la clientèle hockey reste captive et elle est encore prête à payer le gros prix pour remplir les caisses des Molson, et assister à un spectacle plutôt terne et plat.


Mais selon Ray Lalonde, l'organisation du Canadien devra en faire plus pour attirer la nouvelle clientèle.  Il parle d'un investissement de 30 millions de dollars pour transformer l'expérience client au goût des plus jeunes.  Un genre de spectacle comme celui qui est offert par les Golden Knights à Las Vegas.  Miser sur le numérique, les effets spéciaux, la théâtralité; projeter une image rafraîchie du club, pour créer un nouveau genre de divertissement, mieux adapté aux jeunes.  

Le temps où les as du marketing du Canadien pouvaient réussir à «vendre» un club perdant aux partisans de la Sainte Flanelle sera peut-être révolu bientôt.  Faute de voir de vrais changements capter leur intérêt, leur argent et leur temps, les jeunes de la dernière génération pourraient venir à se lasser du Canadien de Montréal et d'une direction qui les prend pour acquis ou pour de vulgaires avaleurs de couleuvres...comme leurs aînés !

Les promesses de jours meilleurs (toujours non tenues), et la présentation de beaux mirages, ne suffiront plus à leurrer des jeunes qui ont mieux à faire que de dépenser une fortune pour un produit dont la qualité laisse tellement à désirer...    

samedi 27 mars 2010

CITRON, NAVET ET ROND DE POÊLE : POURRIS TOUJOURS LES CANACHIENS...

Notre Infoman national, Jean-René Dufort, est-il un partisan du torCHon ? Ça expliquerait peut-être pourquoi il n'a pas décerné de "Prix Aurore" ou de trophée "Rond de poêle" au film POUR TOUJOURS LES CANADIENS, lors de son gala visant à railler les pires navets du cinéma québécois, jeudi dernier, sur les ondes de Radio-Canada. À moins qu'il ait jugé trop insignifiant pour s'y attarder, ce publireportage bâclé pour souligner le centenaire des CHieux...

C'est vrai que ce semblant de film raté, réalisé par Sylvain Archambault, a fait l'unanimité contre lui. Une histoire cousue de fil blanc qui ressemble à un soufflé (pâte, gâteau) qui ne lève pas; avec l'inévitable recours aux vieux "Habs Been" du passé (genre Jean Béliveau) pour sauver la mise, avec comme glaçage le jeu peu convaincant et pas du tout naturel des comédiens.

Le pire, dans cette déconfiture lamentable, c'est la tentative de manipulation que les promoteurs du film ont faite en publiant dans les journaux des annonces truffées de commentaires élogieux de fefans, écrits sur des sites internet bidons, sans aucune crédibilité. On a souvent recours à ce procédé pour attirer la clientèle dans les salles de cinéma, mais, d'habitude, on se sert des extraits de critiques de vrais journalistes travaillant pour de grands quotidiens ou des revues spécialisées. Comme les critiques étaient mauvaises, les publicistes de POUR TOUJOURS LES CANADIENS (voir photo ci-dessous) ont trouvé une alternative en se rabattant sur des témoignages de fefans écrivant sous des pseudonymes dans des forums de sites d'amateurs de cinéma. Ayoye ! Ça fait dur pas à peu près. À l'image du torCHon quoi !

À l'occasion de la récente sortie du film en version DVD, les pauvres artisans de POURRIS TOUJOURS LES CANACHIENS ont reçu une autre volée de bois vert. Car, on le devine aisément, la version pour petit écran est aussi navrante que celle qui a encombré inutilement les grands écrans des salles de projection pour grand public. D'ailleurs, voici ce qu'avait à écrire le critique de cinéma du journal LE SOLEIL, Normand Provencher, au sujet du navet composé pour mousser le fond de commerce des Molson dans le cadre des célébrations entourant le centenaire des CHaudrons :

«Hommage au centenaire du CH, ce publireportage à petite sauce dramatique s'avère un film dépourvu d'âme et de personnalité, politiquement correct jusqu'au bout de la palette. Ce chassé-croisé de situations larmoyantes et de documents d'archives cherchant à séduire à la fois les âmes sensibles et les fans de hockey, finit par compter dans son propre but.»

Ouin... un peu comme le grand fanal de Ryan O'Byrne qui a scoré dans son net l'an passé. Cou don, a-t-il marqué un vrai but POUR son équipe depuis ce temps-là ? Aussi bon scoreur que batailleur ça a l'air... Un citron sur, bin sur, acide, sur l'acide...